TorsionFrançois Raoult, professeur de yoga dont la renommée brille un peu partout sur la planète, était de passage à l’école Satyam du 29 au 31 janvier. Vous comprenez mon excitation à l’idée de participer pour la toute première fois à un de ses séminaires, d’autant plus qu’il est le prof de mon prof, donc dans la lignée directe de ma formation professorale.

Pour être honnête avec vous, j’avais même ignoré la description du séminaire. Celle-ci m’importait aussi peu que les quatrièmes de couverture (que je ne lis jamais, d’ailleurs!). Bref, c’est avec un minimum d’attente sur le contenu et un maximum de fébrilité quant à la rencontre du personnage que je me suis rendue à cet atelier intitulé « Yoga de l’Essentiel ».

Et vlan! J’ai été happée de plein fouet! Frappée par… l’essentiel! Par l’acuité et l’érudition de François, bien sûr, mais surtout par la valeur fondamentale de ses enseignements et réflexions.

Recevez donc cet humble billet, non pas comme un compte rendu du séminaire, mais plutôt comme une esquisse très personnelle des grandes vagues qu’a chevauchées François durant les trois jours.

Le plus naturellement du monde, il a surfé sur la thématique de l’essentiel, abordant les aspects tant historiques, anthropologiques, physiologiques que spirituels du yoga. Ne craignant aucune question (qu’est-ce que le yoga? D’où vient-il? De quoi a-t-on besoin au minimum? Quelles sont les pratiques essentielles? Combien de temps devons-nous pratiquer?), il a insisté sur l’importance de douter, de remettre en question les dogmes et les idées reçues, de creuser les sources et d’approfondir notre compréhension de la théorie.

Du point de vue des asanas, il nous a rappelé que le yoga est plus intéressé par la qualité que la quantité, révélant quelles sont les postures à pratiquer quotidiennement (ce qui fera l’objet d’un autre article, promis!). Les disciples de Satyam ne seront d’ailleurs pas étonnés d’apprendre que supta padangustasana, avec son fameux étirement des ischio-jambiers, fait partie des asanas incontournables.

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Il nous a aussi proposé une réflexion qui plonge notre être aux sources de l’humain afin que nous retrouvions notre fluidité, notre nature océanique. Car, disait-il, « nous sommes le produit de nos ancêtres. Nous fonctionnons en quelque sorte comme tous nos ancêtres, qu’ils soient humains, animaux ou cellules. Nous coexistons avec des formes primitives de nous-même, toutes nos mémoires sont là. Les asanas, le pranayama et la méditation nous aident à les retrouver. »

Afin d’expérimenter cette quête de l’essentiel, il nous a même initiés au Continuum, fondé par Emily Conrad. Il s’agit d’une pratique tout à fait fascinante, dont l’un des objectifs est de libérer les membres de leur poids grâce à des vibrations particulières. Nous nous sommes également nourris de sons (naada yoga) par le chant en groupe et l’écoute de pièces musicales lors des shavasana.

Je n’avais pas soupçonné que « yoga de l’Essentiel » nous ferait à ce point plonger aux origines de notre nature, dans les profondeurs des fluides et des vibrations sonores des corps. Trop souvent, nous oublions, je pense, que la structure acquise dans les asanas n’a de sens que si l’intérieur résonne avec fluidité, que s’il y a dans le cadre une pleine liberté.

Oui je la veux!

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